
La Cour supérieure de Québec a rendu le 3 juin 2010 un jugement intéressant en faveur de Savoir-Faire Linux : considérer Microsoft comme LA seule alternative pour un renouvellement de parc informatique était illégal.
L'ensemble des faits et arguments est particulièrement résumé par LesNumériques.com. Résumons-les en quelques mots : une administration publique, en l'occurrence la Régie des rentes du Québec, a acheté sans appel d'offres des renouvellements de licences chez Microsoft (en remplacement de Windows 2000 et autres) pour les postes de ses employés, sans prendre en compte l'existence de logiciels libres. Une entreprise de services en logiciels libres, Savoir-Faire Linux, intenta donc une action en justice afin d'obtenir l'annulation du contrat passé chez Microsoft et une véritable procédure d'appel d'offres.
La régie québécoise semblait considérer que que GNU/Linux et la suite bureautique OpenOffice.org ne sont pas convenables pour les services offerts par ailleurs par les produits Microsoft.
Outre la familiarité des utilisateurs avec les logiciels Microsoft et le coput de migraton vers le logiciel libre (comparé au coût du simple renouvellement des licences Microsoft ; à ce sujet, soulignons, avec le jugement, qu'un logiciel open source permet d'incorporer de nouvelles versions sans coût supplémentaire), l'argument le plus important de l'administration en défense était que l'opération en cause était une simple mise à niveau des logiciels existants.
Or chacun saura que le passage à Windows Vista nécessite une nouvelle installation : Microsoft n'allait pas de soi.
Cette défaite face à Savoir-Faire Linux, très symbolique (le contrat n'a pas été annulé) rappelle que des alternatives à Microsoft existent bel et bien : logiciels libres, autres logiciels propriétaires.
On doute que le juge français aurait statué autrement...
Source : Les Numériques, Franck Mée, 5 juin 2010 + Linuxfr.org, 4 juin 2010









